ancien blog

Ici, les archives de mon ancien blog. Une partie de moi, ancienne, que je voulais mettre en avant.

Article 1. Pourquoi ce blog ?

Ca y est, j’ai crée mon blog. Ca faisait déjà un moment que je voulais le faire, mais je ne savais pas trop ce que je voulais y partager. Je ne sais toujours pas ce que donnera ce blog exactement. Mais il est là, et je peux ENFIN écrire.

Vous y trouverez mes pensées, que je vais essayer de rendre le plus clair et limpide possible. Ou pas.

Ce que je souhaite surtout, c’est qu’elles fassent sens pour toi. Parce que ce que je vis, tu le connais sûrement. Tu sais : les doutes, l’espoir, la joie, le désarroi, le désespoir, la tristesse, le décourage, la confiance, l’acceptation… ou l’incompréhension totale.

C’est d’ailleurs cette dernière qui me pousse à écrire et à partager ça ici, je crois. En ce moment, je ne comprends plus rien. Les colonnes qui tenaient ma carte du monde s’effondrent devant mes yeux. Du coup, je tente de recoller les morceaux en écrivant. Sauf que cette fois-ci, ça ne sera pas dans un journal que je garderai loin du monde. Je veux l’exposer entièrement. Faire exploser mes barrières puisque de toute façon, elles sont vouées à disparaître.

Peut-être que tout cela est encore énigmatique. Ca l’est pour moi aussi. Mais découvrons ensemble ce que cela va donner !


Article 2. Le temps passe sans moi

Des fois, j’ai l’impression d’avoir encore 17 ans. Je me revois à cet âge là, si effrayée par un monde que je ne comprenais pas, en colère et seule.

Bien sûr, j’ai grandi et j’ai mieux compris. Mais ça m’arrive de me retrouver complètement larguée, comme maintenant. C’est comme si je venais de rater un bateau super important à prendre et que je me retrouvais sur le quai, à ne pas savoir quoi faire, les mains le longs du corps et l’air bête.

Dans certains moments de lucidité, je retrouve du courage et je me dis que c’est possible : je peux rattraper le temps. Alors je me bouge, j’avance sur des projets, je crée mon blog (clin d’œil) et je me sens à ma place. MAIS ça ne dure jamais. Je le sais d’avance. Dans quelques jours, semaines, je me sentirai perdue comme jamais.

Ca ne s’arrête donc pas ? Peut-être que comme pleins de choses dans la vie, ce cycle est nécessaire. Comme les saisons qui passent, comme les coups de mou ou les malheurs. C’est inévitable et la vie serait moins précieuse sans tout cela.

Ce qui peut sans doute aider, c’est d’en parler. On se sent moins seul quand on partage ça avec les autres, non ?


Article 3. grandir

J’ai 25 ans, bientôt 26 ans. Je ne réalise pas , les années passent tellement vite et malgré moi, je grandis.

Je me revois à tous les âges de la jeunesse, comme si je ne l’avais jamais vraiment quittée. Depuis mes 17 ans, j’ai toujours eu ce pincement au cœur, à chaque anniversaire. J’avais déjà peur de grandir. Je sentais que la période que je vivais, celle de l’adolescence, allait s’échapper comme un courant d’air.

On découpe nos vies en années, en mois, en jours. On passe notre temps à calculer, à l’approche des anniversaires. Souvent pour se rassurer et se dire qu’on a encore le temps, que la vie n’est pas tout à fait finie.

Pourtant, je suis toujours effrayée et déprimée quand mon anniversaire arrive. Et je comprends que ce n’est pas l’âge qui m’inquiète, mais autre chose.

Je comprends que depuis mes 17 ans, je me suis donnée des choses à faire avant un certain âge : celui de 25 ans. J’avance depuis tous ce temps dans la crainte de ne jamais les réaliser. Et devinez quoi ? Je n’ai encore rien fait.

Il me reste encore 3 mois avant la date fatidique des 26 ans. Peu importe si je ne termine pas avant cette date, je veux au moins commencer.

Liste de choses à faire :

un épisode de podcast

des vidéos portraits / interviews

des covers

mon blog

un livre

On se revoit dans 3 mois, bisous. ❤


article 4. sens de la vie

En ce mois d’avril 2023, je me retrouve en pleine crise existentielle. J’ai l’impression de faire un bon dans le temps, il y a quelques années, quand cette question m’obsédait chaque jour : quel est le sens de la vie ?

Je me souviens qu’à cette époque, je me réfugiais dans les livres pour lui trouver un sens. Je m’entourait d’auteurs, d’autrices, et chacun d’entre eux me donnait des raisons de vivre. Stendhal, Nietzsche, Goethe, Victor Hugo, Virginia Woolf, James Joyce, Krishnamurti, Boris Vian, Sylvain Tesson.. Tous m’ont profondément marqué et je porte toujours un peu de leurs histoires en moi. Ce n’est pas un hasard si j’ai décidé d’aller en licence de lettres après mon bac. Sauf que une fois mes études terminées, je ne voulais pas continuer en master. J’ai décidé que le sens de la vie était de voyager. Alors j’ai pris mon sac à dos et je suis partie à Montréal faire du volontariat dans une auberge de jeunesse. Ironie du sort, je ne suis tombée que sur des français et françaises. Le dépaysement n’était pas total, mais je me sentais bien, à ma place.

Après 2 mois passés là bas, j’avais besoin d’encore plus de dépaysement. J’ai trouvé un centre de yoga, à quelques heures de Montréal, reclus en pleine nature, sans connexion internet ni voisinage. Des retraites « spirituelles » étaient organisées le week-end : je devais cuisiner et aider au ménage pour l’arrivée des participants. Je suis restée 1 mois, dont 2 semaines complétement seule puisque le proprio partait en vacances. Comment vous dire que cette expérience m’a changé. Là bas, pas de distraction, très peu de compagnie, le calme de la nature, le bruit des écureuils sur le toit de la maison, la rivière qui passe, mon ukulélé, le café à 7km en vélo pour avoir un peu de wifi et parler à ma mère, mon carnet d’écriture… et le vide.

Tout ce que j’essayais de fuir est remonté à la surface. Je me suis pris des claques monumentales, j’ai pleuré des torrents de larme. D’ailleurs, je crois ne jamais avoir autant pleuré dans ma vie qu’en quelques jours ici. J’étais juste à bout de forces, et je réalisais que je ne pouvais pas fuir mes sentiments. Que les émotions me poursuivaient même à l’autre bout du globe. J’acceptais pour la première fois la fragilité en moi. J’acceptais d’être vulnérable, épuisée et surtout, de me sentir seule. Ma famille me manquait terriblement. Même ma ville, que je détestait au plus au point, commençait à me manquer.

Après des années de combat acharné contre le monde et contre moi-même, j’apprenais enfin à faire la paix. Je suis retournée à Montréal et j’ai pris des billets d’avion pour rentrer chez moi.

Le voyage m’a appris le courage. L’importance d’aller au bout de mes rêves ET l’importance des autres. Moi qui voulait me débrouiller toujours toute seule, je comprenais à quel point je m’épuisais et à quel point j’étais chanceuse d’avoir un entourage aimant. Bref, ça ne répond pas à la question initiale. Mais je comprends mieux ce que je dois faire pour RE-trouver du sens à la vie.

Il va sans doute falloir que j’équipe mon sac à dos et que je trouve en moi la dose de courage pour repartir à l’aventure…


article 5. ma dernière révélation

Depuis l’écriture de mon article Grandir, je cogite pas mal sur pourquoi depuis toutes ces années, je n’ai pas avancé sur mes projets.

J’ai laissé passer tellement de temps, d’opportunités, en remettant à plus tard, en me disant que je n’étais pas encore prête, mais que ça allait venir. Je trouvais des excuses pour ne pas agir. (ça commence à ressembler à un script de vidéo « motivation » où je vais donner 10 astuces pour passer à l’action, mais pas du tout)

Le problème est tout simple : j’avais peur.

L’autre problème est tout aussi simple : j’écoutais ma peur.

Voilà. Voilà pourquoi aucun de mes projets n’a abouti.

Alors ma révélation, c’est la suivante : je dois agir même quand j’ai peur. La peur ne doit plus être un frein.

Bien sûr, le but n’est pas d’arrêter d’avoir peur. Je ne peux pas vraiment avoir le contrôle là dessus.

Par contre je peux décider de passer outre, d’agir même quand mon cœur bat plus fort, même quand mon corps se met à trembler, même quand j’ai les larmes aux yeux et que tout ce dont j’ai envie, c’est de retourner dans mon confort, dans ce que je connais et qui est rassurant. C’est ma résolution.

J’ai déjà commencé à le faire : j’ai publié mon blog et des cover. J’ai encore des peurs à surmonter, et ça me remplit de joie.

En voyant le temps passer, la peur de ne pas réaliser mes projets est devenue plus grande que celle de passer à l’action.

Je ne veux surtout pas que ma vie passe comme ces dernières années : avec le goût de regret.

Du coup, ma prochaine peur à franchir, c’est de repartir en volontariat le temps que quelques semaines. Vivre en communauté, m’occuper des plantes, des animaux, me sentir complétement libre, apprendre seule, apprendre avec les autres, changer. Tout ça me manque.


Article 6. la peur

J’ai l’impression que mes articles se suivent, comme s’ils avaient un lien logique, une continuité.

J’ai envie de creuser le sujet de la peur, parce que j’ai l’impression que ça nous concerne tous. On ne fait pas les choses qui nous tiennent à cœur parce qu’on a peur. On fait des choses qu’on regrette parce qu’on a peur. Elle est là, constamment et n’est pas toujours utile. Loin de là.

Elle est comme un parasite, qui nous ronge de l’intérieur et qu’on ne remarque même pas. Elle détruit petit à petit nos rêves, nos projets, notre motivation, notre passion, notre amour, notre curiosité, notre fougue, notre extravagance, notre spontanéité. Elle annihile ce qu’il y a de plus beau en nous.

Elle a sans doute son importance, dans notre fonctionnement d’humain. Sans doute que sans elle, on serait mort il y a bien longtemps, même si on le devient un peu sous son contrôle.

J’ai l’impression parfois que notre cerveau se fou de nous.

Je veux me promettre d’écouter ma peur, parce que la nier serait une erreur, mais d’agir quand même. Même si des milliards de pensées angoissantes m’assaillent, même si je ne me sens pas prête, même si je ne me trouve pas assez bien, pas assez légitime, même si j’ai peur de m’exposer, peur du regard des autres, peur de mal faire, de pas être parfaite, peur de me tromper.

C’est en agissant, et en affrontant ses peurs, qu’on se renforce, qu’on apprend. Je ne serais jamais prête, jamais parfaite et je ne plairais jamais à personne. Toi non plus. Alors pourquoi ne pas faire tout ce qui t’effraie, mais que tu as terriblement envie de faire parce que tu sens au fond que c’est la bonne chose à faire, parce qu’une voix t’y pousse, la tienne, ou je ne sais pas qui, mais ça vient du cœur et c’est tu sens que c’est important.

Tu n’as besoin d’aucune légitimité pour t’exprimer. Tu n’as besoin d’aucune validation pour faire ce que tu as réellement envie.

Et je ne parle pas forcément de grosse décision. ça peut être : ouvre ton blog et écris ce que tu veux. poste cette vidéo de toi. va parler à cette personne. engage toi dans cette voie. visite cet endroit. prend tes billets. démissionne. va voir un psy. ouvre ta chaîne YT. stream sur Twitch. porte ce vêtement. dis non ou dis oui. chante ou danse. Je ne sais pas, mais fais le !!

quant à moi, je ne sais pas quelle sera ma prochaine destination voyage. En tout cas, la prochaine peur à affronter sera… interviewer des gens intéressants !


article 7. Ode à la légèreté

L’humour est une disposition d’esprit qui fait qu’on exprime avec gravité des choses frivoles et avec légèreté des choses sérieuses.

Alfred Capus

Il faut travailler et faire ce que l’on peut, et pour le reste, tout prendre avec légèreté et bonne humeur. On ne se rend pas la vie meilleure en étant amer.

Rosa Luxemburg

Pourquoi deux citations ? Parce que je ne pouvais pas choisir.

La légèreté est un sujet qui me touche profondément. C’est un principe que je m’efforce de suivre, une espèce d’instinct de vitalité. (ou de survie ?)

Oui. Prendre la vie à la légère, ce n’est pas facile. Ca s’apprend, ça se désapprend, ça marche pas tout le temps. Mais ça ne quitte jamais mon esprit. Rire des choses tristes, après avoir pleuré un bon coup. S’amuser des choses dures, après avoir eu mal. Tourner en dérision les petits tracas de la vie.

Parmi les choses que j’aime le plus au monde, il y a les gens drôles. Il n’y a pas besoin d’avoir un talent particulier pour la comédie, mais il y a bien une qu’ils ont en commun : la joie de vivre et la volonté de la partager.

Le plus fou, dans tout ça, c’est que ce sont souvent les personnes les plus tristes qui rient le plus. Parce que la joie de vivre ne veut pas dire qu’il n’y a pas de souffrance. Cela veut simplement dire : « ok, la vie, tu me fais chier, mais je suis plus fort.e que ça, je t’aime malgré tout, malgré la difficulté, je vois les bons côtés des choses, je m’efforce de trouver du bonheur partout, parce qu’après tout, je décide d’être heureux.se. »

On est créateur de nos vies. On ne décide pas des évènements qui nous arrive, mais on décide de comment on va réagir. Je décide ce que je veux ressentir chaque jour quand je me lève.

Par précaution, j’évite de m’encroûter dans une tristesse confortable. Je l’ai déjà fait, c’était même parfois satisfaisant. Mais ça pourrie la vie. Je ne veux plus que chaque réveil soit une épreuve, que sortir de son lit soit une montagne à déplacer.

Alors, vive la joie et la légèreté. Mieux vaut être GAI que triste.


article 8. mon podcast

Yo yo yo.

Qui dit « yo yo yo » ?

Moi visiblement.

Du coup, j’ai commencé mon podcast. J’en suis à une quinzaine d’épisodes. Alors que je devrais être à 24 épisodes…

J’ai un peu abandonné certains jours, c’est pas facile d’avoir de l’inspiration tous les jours. Mon défi de faire un épisode par jour était peut être pas très pertinent. Je réfléchis à une manière de transformer cet objectif. Peut-être que je continuerai mon podcast après mon anniversaire. Que ça me permettra de faire des épisodes plus intéressants, sur le long terme, avec des réflexions plus approfondies.

En tout cas, je suis contente de m’être lancée. Je sais qu’il reste du travail, que je peux toujours m’améliorer. Pour le moment, je veux juste trouver une direction. Je suis partie un peu à l’improviste, et maintenant j’ai l’impression de me perdre.

Alors peut-être que ça fait partie du processus, se perdre en chemin. Mais j’ai besoin de retrouver du sens. J’ai besoin de trouver une réponse au « pourquoi ».

Une première tentative de réponse serait : pour me mettre à nue et montrer qui je suis. Une des raisons pour lesquelles faire ce podcast me tient autant à cœur, c’est parce qu’il me donne la possibilité de m’exprimer. De parler.

La seconde raison, c’est que cette mise à nue peut aider d’autres personnes. Je veux pouvoir m’exprimer, accepter toutes les parts en moi, mettre des mots sur ce que je ressens, pour donner la possibilité à d’autres de le faire.

Je veux continuer à m’exprimer. Je ne veux pas montrer la « bonne » image. Je ne veux pas me montrer sur mon meilleur jour.

Au contraire, je veux montrer ce qu’on veut souvent cacher. Les côtés moins beaux, moins lumineux. Les doutes, les craintes, les peurs, les découragements, les inquiétudes, la perte de confiance.

Alors peut-être que c’est le moment de reprendre les épisodes ? Même si je suis à 10% de confiance en moi en ce moment, n’est-ce pas ce que je veux partager aussi ?


article 9. Extrait de mon journal intime #1

J’ai commencé à écrire dans mon premier journal intime en 2015. J’avoue que mes confidences étaient à l’époque très pessimistes, voire désespérées.

J’écrivais mon incompréhension, ma solitude. Comme la plupart des adolescents, la quête de sens m’obsédait. Je ne savais pas qui j’étais, ni ce que je foutais sur cette planète. Je m’empressais de trouver une raison, une réponse au « pourquoi ».

C’est fatiguant de vivre. J’ai 19 ans et je suis déjà fatiguée. Fatiguée de devoir faire des choix, de devoir affronter la journée, de devoir me protéger constamment. On s’efforce à se construire, à construire une vie, une carrière, un entourage, une image, tout cela avec toutes nos forces, pour au final quoi ? Rien. Rien du tout. Tout finira par être détruit. 

16 janvier 2017

Ça décrit un peu mon état d’esprit à cet âge, pas très joyeux. Heureusement, la philosophie et la littérature m’aidait à trouver du sens. Je rencontrais dans mes livres des auteurs, des personnages qui se posaient parfois les mêmes questions que moi. Le problème, c’est que ça ne durait jamais bien longtemps. J’arrivais à mettre des mots sur ce que je ressentais. J’arrivais à me représenter le monde selon un certain modèle. Mais d’autres questions survenaient, et je me retrouvais encore plus perdue.

Je suis fatiguée de réfléchir autant, c’est épuisant. Je prends du temps pour construire un raisonnement, pour me construire, je recherche des réponses, je veux m’approcher de la vérité, mais ces efforts sont détruits en quelques secondes tellement je change d’avis rapidement.

Je construits et je détruits. Ca n’a pas de fin.

17 février 2017

Il n’y avait pas que du désespoir. J’ai aussi gardé des traces de beaux moments, de révélations, de découvertes fabuleuses. Ces moments m’offraient un semblant de paix et de stabilité. Je me souviens de la nécessité d’écrire, et je m’imaginais que plus tard, ces pages seraient peut-être lu par quelqu’un.

Je viens de terminer un livre: « Arrête avec tes mensonges », je crois. Je l’ai lu en quelques heures.  

Je veux écrire. Je vais écrire. Des histoires, des personnages, des vies. Je vais inventer, et en même temps m’appuyer sur ma vie, mes expériences. Je vais le faire. Dès que j’ai du temps.  

03 avril 2017

J’imaginais déjà que mon journal était le début de quelque chose. Qu’il me donnait une direction. Je n’avais jamais aimé écrire et pourtant, j’y trouvais maintenant du plaisir.

L’écriture m’aidait, et m’aide toujours, à me connecter à moi-même. A cette période de construction et de questionnement incessant, je fuyais mes émotions. Au quotidien, j’étais détachée de la vie et de tout ce qui m’entourait. Les évènements, mon corps, moi, les autres. J’étais absente à moi-même. Je ne ressentais plus rien.

Je ne le savais pas encore, mais écrire était une manière de revenir dans ma peau, dans mon corps, de me reconnecter à mes émotions. De comprendre qui j’étais, à l’intérieur.

J’ai eu une sorte de révélation. Si je dois écrire un livre un jour, il faut que j’assume et que j’exploite ma subjectivité à fond, mes impressions profondes. Je ne pourrai pas créer quelque chose de complétement détaché. Ce livre sera mon témoignage, à prendre comme tel.  

22 mai 2017

C’est drôle de lire ça, après tant d’année. L’envie de partager mes impressions profondes. N’est-ce pas ce que je fais ici, avec ce blog ?

Le chemin de le découverte est encore long. Je ne sais pas où l’écriture me mènera, mais ce sera toujours à bon port.


article 10. Extrait de mon journal intime #2

Depuis que je suis adolescente, j’ai envie d’écrire un livre.

Sans surprise, je n’en ai jamais écris. Mais j’ai fais quelques tentatives, peu concluantes. J’écrivais des bribes, par-ci par là dans mon journal.

J’écrivais de longues phrases un peu pompeuses, sans trop de sens :

S’il ne fallait conserver qu’un souvenir en soi pour le restant de sa vie, je ne serai lequel choisir sans cesser de douter. L’objet de ces hésitations n’est pas tant un jugement quant aux qualités des souvenirs que je me remémore avec concentration, mais une réflexion sur la qualité requise p (OK CETTE PHRASE VEUT RIEN DIRE ET J’AI PASSE 20 MIN A L’ECRIRE) 

Il n’y a rien de plus ennuyeux (5 min de réflexion pour cette merveilleuse stupide phrase) 

31 août 2017

Ou alors je m’essayais à la fiction, en inventant des personnages. C’est un exercice que je trouve particulièrement dur encore aujourd’hui. Je n’ai pas l’habitude d’inventer des choses quand j’écris, je me base plutôt sur ma réalité. Du coup, mon imagination m’abandonnait vite. Très vite.

Ok, fiction. 

Il était tôt, assez tôt pour voir le soleil se lever, lorsque Paul descendit de chez lui, une thermos à la main, et ses clés de voiture dans l’autre. Son thermos était beau. Joli. Caca. J’ai pas envie d’écrire ça dzdonaodn 

2 septembre 2017

J’écrivais aussi des sortes de poèmes un peu bizarre. Le titre de celui là était « Essai poésie sans esthétique ». Je crois que c’est la période où j’ai découvert Henri Michaux à l’université durant ma licence de lettres : ces écrits sans queues ni têtes m’inspiraient. Enfin, je crois…

Donnez moi de l’eau, j’en ferais du sirop. Je rajoute en fait du sirop dans un verre. Puis ça fait du sirop. 

Donnez moi un fruit, j’en ferais du jus. Je le presse juste. Puis ça fait du jus. 

Donnez moi des légumes, j’en ferais une soupe. Alors là j’ai besoin d’un mixeur. Voilà 

Donnez moi un animal, j’en ferai un ami. J’ai besoin d’un animal et de moi.  

14 septembre 2017

Ces échecs d’écriture me posaient question. Pourquoi je n’y arrivais pas ? Pourquoi est-ce que cela semblait si artificiel, voire ridicule ?

Combien de temps vers tenir cette fois ? Combien de phrases vont naître sur cette page jusqu’à ce que l’inspiration s’en aille. J’ai des élans, parfois, très fort, un désir d’écrire. Alors il me faut quelque chose pour garder une trace, pour juste étaler mes pensées, mettre des mots, former un tout. Quand je n’ai rien, je laisse les pensées s’étaler dans ma tête. Je construis quelque chose de beau, mais j’oublie, parce qu’il n’y a pas de trace matériel. Le nombre de réflexion incroyablement lucide, qui m’ont fait ouvrir les yeux, j’aurai aimé les garder quelque part, les mettre par écrit.  

Je me rappelle que ces réflexions portaient sur le féminisme, l’identité, l’écriture, les trains, les chiens. Je ne me rappelle pas de tout malheureusement.  

J’ai du mal à créer un univers. Par où commencer ? Je commence quelque chose, mais je pars dans tous les sens. Tant de possibilités me donne le vertige. Puis d’ailleurs, écrire pour les autres, pour quoi ? Qu’est ce que je veux faire ressentir ? 

J’ai mis le doigts sur quelque chose, puisque je pars du principe que j’écris pour les autres. Est-ce une bonne chose ? Ne faudrait-il pas que j’écrive pour moi plutôt ? Je ne sais pas. J’écris pour moi dans un sens. Là par exemple, je le fais pour moi. J’aime mettre mes pensées en forme, les étaler. Je sais que je pourrais les observer plus tard, puis en rire, ou être en colère, ou surprise, ou juste insensible, juste les relire.  

Je sais aussi que je prends conscience de beaucoup de choses quand j’écris. C’est comme si je me frayais un chemin, comme si je creusais pour arriver à la lumière. C’est un long travaille d’éclaircissement. Je débroussaille. Je dépoussière. Je dénoue. Puis les idées s’éclaircissent. Des connexions se font plus clairement. Je comprends de nouvelles choses. Je m’enfonce, non pas dans la boue, mais dans l’eau claire.  

31 octobre 2017

Encore aujourd’hui, ma relation à l’écriture est toujours très introspective. J’écris essentiellement pour guérir. L’écriture continue de m’aider, quand je sens que je vacille. C’est d’ailleurs vrai pour la majorité d’entre nous : nous écrivons quand la vie est moins douce, rarement quand tout va bien, parce que nous sommes bien trop occupé à vivre.


article 11. We are all broken

Je tire cette phrase d’une conférence donnée par Alain de Botton « Sur l’Amour ». Dedans, il remet en question l’héritage du Romantisme au sein des relations amoureuses et propose une nouvelle vision du couple moderne. Une vision plus réaliste, peut-être. Moins film Disney.

Il arrive à cette conclusion : nous sommes tous brisés, à un certain niveau. Et on ne peut pas vraiment le voir. Ce n’est pas une blessure physique, comme un bras cassé ou une plaie ouverte. C’est même parfois plus douloureux, mais invisible à l’œil nu.

Cette idée de blessure intérieure en amène une autre. Celle de prêter des intentions aux autres, sans réellement savoir ce que cette personne traverse. Un deuil ? Une rupture ? Une dépression ? Des angoisses ?

Il y a tant d’évènements pouvant briser un être humain. Nous sommes constitués comme cela, je pense. Le monde continuera de nous briser, jusqu’à la fin.

Mais la vie saura aussi nous guérir et nous élever. Elle saura nous aimer, nous aider. Etre brisé ne signifie pas abandonner. Nous sommes bien plus que nos blessures. Certains se referment, avec le temps, et d’autres ne s’arrêteront jamais de faire mal.

Du haut de mes 26 ans, je n’ai encore rien vécu. Mais je sais que la vie est à prendre dans son ensemble : la souffrance avec la joie. Un starter pack bien chiant, mais qui ne nous laisse pas d’autres choix que de nous relever après chaque chute.

Et puis, c’est quelque chose qui nous rassemble, après tout ?

Quoi de plus réconfortant que d’entendre des gens raconter comment ils ont surmonté les épreuves, comment le temps guérit les plaies et comment les rencontres peuvent changer une vie ?

Savoir cela nous apprend à être plus bienveillant avec les autres, à mieux comprendre leurs failles, leurs vulnérabilités, et par la même occasion,

les nôtres.


article 12. Quand tu te perds

22 avril 2024

C’est une des sensations les plus désagréables, pour laquelle le remède miracle n’existe pas. La sensation de se perdre et de ne plus se sentir aligné avec soi-même. Le sensation de perdre une connexion essentielle, d’être remplie de doutes qui ne s’arrêtent jamais avec cette question : « Qui suis-je et qu’est-ce que je veux vraiment ? », qui demeure sans réponse.

En général, les personnes pour qui tout va bien et pour qui la vie roule comme sur des roulettes peuvent répliquer ce genre de phrases : « Les réponses sont en toi », « écoute ton intuition », « ton cœur sait »… Mais ces conseils, bien qu’ils soient très beaux, ne me font pas avancer davantage.

Je me souviens d’une période de ma vie où tout allait (enfin) bien. Quelques semaines avant le début du confinement, je connaissais un paix que je n’avais jamais ressenti auparavant. J’aimais la vie et je lui prêtais une confiance absolue, je commençais à m’aimer réellement pour la première fois, j’étais reconnaissante pour à peu près tout, ce qui participait grandement à mon bien-être. C’était la première fois depuis bien longtemps que ma santé mentale n’avait pas été aussi bonne. L’état d’esprit dans lequel j’étais, et qui m’a ouvert des portes incroyables, a duré pendant plus de 2 ans. Deux ans à cultiver l’amour chaque jour, à connaître une confiance grandissante en la vie et à me satisfaire des petits bonheurs du quotidien.

Comment se retrouver ?

La question que je me pose actuellement est celle de savoir comment je peux retrouver cet état d’esprit. Comment retrouver cette facilité de vivre et me sentir à nouveau sur la bonne route ?

J’ai ma réponse : partir voyager seule. Parce que le voyage a toujours été pour moi l’occasion de me reconnecter à moi-même. Sortir de ma zone de confort pour me rencontrer. Je ne pense pas que cela soit une fuite, mais plutôt une manière d’aller me confronter et d’affronter mes pensées. J’ai besoin de partir à l’aventure. J’aime l’incertitude des voyages et les leçons que j’en tire, les gens que je rencontre, les opportunités qui s’offrent à moi. Ma seule attache matérielle se résume à un sac à dos, et dépouillée du reste, je me sens libre.

Mes idées de voyages sont :

faire du volontariat dans un centre de yoga

faire une retraite de méditation silencieuse pendant 10 jours

faire un service volontaire européen

boire des coups à Dublin

être volontaire dans une ferme au beau milieu d’une montagne et prendre soin des animaux

faire un chantier participatif

apporter mon aide dans une ferme permaculture

être bénévole dans une auberge de jeunesse sur une île au soleil

Sur cette photo, c’était un de mes derniers jours à Montréal, j’avais hâte de rentrer. La regarder m’aide à ne pas oublier que le voyage n’est pas tout rose. Que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Quand on voyage seule, il y a aussi la fatigue, la solitude, la peur. Le voyage a son lot de difficultés. Mais je dois y retourner, c’est la seule chose que je sais.


article 13. L’estime de soi

Texte que j’ai écris dans mon cahier d’exercices poétiques « Ecrire pour guérir » de Rupi Kaur

Le manque d’estime de soi, c’est :

un trou béant en soi,

s’empêcher de se tenir droite,

de la comparaison et des doutes constamment,

un poison pour le cœur,

une claque qu’on donne à la soi petite,

s’éloigner de soi-même et de son corps,

comme des aiguilles tout autour de la peau pour se protéger mais qui fait mal à tout le monde,

un boulet qui empêche de sourire,

douter de sa propre existence,

l’envie de ne plus exister,

une ombre qu’on ne voit pas venir et dont on a du mal à se débarrasser,

une blessure qui se guérit, j’espère.


article 14. Vertiges de l’existence

Ce matin-là, je me sentais perdue, comme souvent ces derniers temps. D’habitude, je trouve toujours un moyen de me rassurer, de me mettre un petit baume au cœur pour continuer la journée. Mais ce jour-là, rien n’était comme d’habitude.

Je lève les yeux vers le ciel et me demande : Quel est le sens de ma vie ?

Cette question me hante depuis mon plus jeune âge. Elle disparaît parfois, puis revient, insidieuse, selon les périodes de ma vie. En général, je parviens à trouver quelques bribes de sens, mais pas cette fois-ci.

Je me tourne vers Google, espérant y trouver des réponses. Je tape frénétiquement tout ce qui me passe par la tête :

Dieu existe-t-il vraiment ?

Y a-t-il une morale universelle ?

Comment les religions sont-elles nées et pourquoi ?

Qu’y avait-il avant le Big Bang ?

Qu’adviendra-t-il de l’univers ? Est-il voué à disparaître ?

Je me plonge dans des recherches sur les premiers signes de spiritualité durant la préhistoire, les preuves de l’existence ou non de Moïse, censé être l’un des premiers messagers des trois grandes religions monothéistes, les expériences de mort imminente, et la cosmologie, cette étude des origines et de l’évolution de l’univers.

Il y a tant de choses que nous ignorons. Par exemple, cette énergie sombre qui constitue 68 % de l’univers et qui le pousse à s’étendre. Qu’est-elle ? Nous n’en savons rien.

Soudain, une image surgit dans mon esprit : notre planète, dans notre système solaire, au cœur de notre galaxie, entourée par un nombre incalculable d’autres galaxies, dans un univers en expansion. Le vertige me saisit. Pendant quelques secondes, le silence assourdissant inonde la pièce. J’ai l’impression de vivre un cauchemar. Face à ce constat effrayant, je pleure. La vie ne tient qu’à un fil.

L’heure de retourner travailler approche. Quelle absurdité que le travail, face à l’immensité de l’univers.

Je songe aux civilisations passées, aux questions existentielles qui les tourmentaient déjà. Depuis toujours, nous cherchons désespérément des réponses. Peut-être que l’absence de réponses est la réponse en soi. Une invitation à accepter l’inconnu, à embrasser l’incertitude.

Je trouve cela absurde et pourtant, je me lève. Peut-être que dans cette absurdité réside une forme de sens. Peut-être que la quête elle-même est ce qui donne un semblant de signification à notre existence.

Je me demande alors si la beauté de la vie ne réside pas justement dans sa fragilité. Les petites joies, les regards, les éclats de rire partagés, ne sont-ils pas des réponses silencieuses à cette grande question ?

Ces pensées en tête, je me mets en route. A chaque pas, je prends conscience de ma présence dans cet univers vaste et mystérieux. Malgré tout, la vie continue.


article 15. Lettre à moi-même pour mes 27 ans

J’ai eu 27 ans mardi dernier, le 02 juillet. Le temps passe si vite. J’ai failli me dire que je n’avais rien fait de ma vie, mais je me suis souvenue.

Et je me suis remerciée.

Merci à moi-même, d’avoir tenu bon jusque là.

Merci d’avoir surmonté les peines, les difficultés.

Merci de ne pas t’avoir ôté la vie, de t’être accroché, même quand tu n’y croyais plus.

Merci du chemin parcouru pour t’accepter et t’aimer, sans plus jamais te faire du mal physiquement.

Merci d’avoir réussi à avoir une relation apaisée avec la nourriture et le sport.

Merci d’essayer de te valoriser, même si parfois le manque de confiance en soi reprend le dessus.

Merci pour ta gentillesse, ta bienveillance. Parce que tu sais ce que ça fait de se sentir seule, étrange, et que tu veux que personne ne puisse ressentir ça.

Merci pour ton amour inconditionnel envers la nature qui nous entoure, les plantes, les arbres, les animaux, le ciel, l’air, le soleil. Merci d’être reconnaissante pour ça.

Merci pour ta soif d’apprendre, ta capacité à te remettre en question, à ta résilience. Merci d’être celle que tu es, même si tu ne sais pas encore bien te définir.

Toi qui rêvait de liberté et d’indépendance depuis toute jeune, tu as réalisé ton rêve.

Toi qui ne pouvait pas être toi-même dans ta propre maison, ni exprimer librement tes émotions, tu peux le faire à présent.

Je sais aujourd’hui pourquoi j’ai du mal à libérer ma parole. Mais je sais aussi que je ferais tout pour me libérer, je ne m’abonnerai pas. Je ne m’abandonnerai plus.

A tes 27 ans, et à toutes les belles autres années à venir.


article 16

Forgive yourself

for the bad decisions you’ve made,

for the times you lacked understanding,

for the choices that hurt others and yourself.

Forgive yourself,

for being young and reckless.

These are all vital lessons.

And what matters most right now

is your willingness

to grow from them.

Marc & Angel Chernoff

Se pardonner soi même n’est pas une mince affaire. J’ai tendance à beaucoup rejouer les évènements passés dans ma tête. A me dire que j’aurais pu faire les choses autrement. Comment accepter d’avoir pris les mauvaises décisions, au mauvais moment ? Comment se pardonner pour avoir fait du mal aux autres ?

Merci à Pinterest de me montrer des textes aussi beaux et de me mettre du baume au cœur quand ça ne va pas trop.

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